Nos clochers

 Les clochers dans nos villages  

 

 

Pourquoi les clochers ont-elles tant d'importance dans une ville, un village?

Par leurs carillons variés, les cloches rythment la vie paroissiale, annonçant les messes, invitant aux célébrations des événements de la vie, mariage, baptême, funérailles. La cloche égrène les heures et pour ponctuer les journées de travail, elle escfait retentir l'angélus. Pendant des périodes sombres, elle donnait l'alerte en prévenant la population du danger en sonnant le tocsin.

 

Comment est née la cloche?

La plus ancienne cloche de métal date de l'âge de bronze. Les premiers chrétiens en firent un symbole d'appel et de ralliement, elle était appelée « signum ». A partir du Ve siècle, la cloche rythme le quotidien des monastères à la place du simandre (plaque de bois frappée avec un maillet). Selon la tradition, ce serait saint Paulin, évêque de Nola en Italie, qui introduisit l'usage de la cloche dans les églises. Elle était coulée, au VIIe siècle, à proximité des monastères et églises par des fondeurs ambulants appelés saintiers. Il faut attendre le XIIIe et les progrès de la technique, pour voir se couler des cloches en bronze de grande taille dans des ateliers spécialisés. La plus grosse cloche française est aujourd'hui « la Savoyarde » au Sacré Coeur de Montmartre (près de 19 tonnes).

 

 

Dès sa conception, la cloche possède une note déterminée par sa taille. Plus elle est grosse, plus le son est grave. Toutefois, une fois frappée, la cloche ne donne pas qu'une note mais une mélodie.

 

La tradition veut qu'une cloche avant d'être hissée dans le clocher soit accueillie par la communauté sur laquelle « elle régnera ». L'Eglise a institué une cérémonie particulière appelée « baptême des cloches », bénédiction qui respecte les rites du baptême des hommes avec parrain et marraine et dont souvent les noms sont gravés dans le bronze. Les cloches chrétiennes se taisent du Jeudi saint à la Veillée pascale où elles vont sonner, à toute volée, pour annoncer le message de la Résurrection, de la vie.

 

Christiane Méténier (Jenzat)

 


 

 

 

Fêtes patronales et églises paroissiales 

Pendant l’été, nous célébrons des fêtes patronales dans plusieurs églises de notre paroisse «Saint-Léger Sainte-Procule n: les Fiacre, les Martin, Maurice, Procule, Symphorien, Radegonde... et tous les autres qui patronnent nos églises.  

 

Quelle est la caractéristique des fêtes patronales ?

Le rituel qui se pratique pendant les fêtes patronales se déroule généralement dans le cadre géographique et social du village. Il s'insère dans un programme de festivités laïques (concours de pétanque ou jeux, bals, repas collectifs...) et regroupe, pendant une journée ou une matinée, le prêtre desservant, les fidèles, les familles, les membres du comité des fêtes, les per sonnalités politiques municipales...

 

Le schéma commun se développe en quatre séquences, dont l'ordre peut être légèrement modifié selon les lieux. Centré autour des pratiques religieuses, il constitue un espace-temps privilégié de représentation des pouvoirs locaux: messe avec vénération des reliques... procession dans les rues du village, discours des autorités politiques et apéritif offert par la municipalité.

 

Où en sommes-nous de nos fêtes patronales ?

Même si ce schéma est caractéristique des fêtes patronales, certaines variations locales permettent de montrer la souplesse de cet ensemble rituel. Chez nous, les églises paroissiales des villages font l'objet d'une messe et quelquefois, d'une procession. Ces dévotions prennent alors le sens d'un pèlerinage et d'un acte de mémoire à la fois pour les fidèles, le desservant et les familles réunies.

 

Abbé Marcel Augade