CHOUVIGNY

Découverte de Chouvigny

Chouvigny est une modeste bourgade du canton d'Ebreuil qui s'étend sur la rive gauche de la Sioule entre la Gourdonne et la Cèpe.  

 

 

Chouvigny

 

Ses 240 habitants sont disséminés sur 20 hameaux et ce qui frappe d'abord c'est, qu'à la différence des autres villages, Chouvigny n'a pas de bourg, pas d'agglomération principale, seulement 6 à 7 maisons accrochées sans ordre aux escarpements qui dominent le château.

 

Avec son église et son cimetière suspen­dus, c'est le plus petit des hameaux de la commune.

 

L'endroit était propice à l'installation d'une forteresse, non au développement d'un village, d'où son charme, son pitto­resque qui attirent touristes et résidents secondaires séduits par la beauté du site. Le premier Chouvigny fut un fief féodal et c'est un « Chouvigny » qui construisit au XIIIe siècle à un point névralgique au sortir des gorges, une place forte qui n'a sans doute jamais été une demeure sei­gneuriale. Un siècle plus tard, un descen­dant de ce Chouvigny fit construire une chapelle sur un piton voisin, à l'usage des personnels du château.

 

Pendant la guerre de 100 ans, à la fin du XIVe siècle, le château est ruiné mais la chapelle deviendra église paroissiale, d'autant qu'à la fin du XVIIe siècle les La Fayette propriétaires du pays don­neront au prêtre desservant la résidence permanente, l'une des maisons vigneron­nes sur le côteau. Quand les La Fayette, au début du XVIIIe siècle cèdent le fief sur un territoire beaucoup plus limité la population avait la même importance qu'aujourd'hui.

 

La révolution en transformant la paroisse en commune en a accru l'importance, englobant la rive gauche de la Sioule en face Saint-Gal et certains hameaux du plateau de Servant en dépit des vives pro­testations des habitants.

 

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, la population atteint le millier d'habitants, Chouvigny étant la première commune de l'Allier d'accueil des enfants de l'As­sistance Publique. On y construit deux écoles : Chouvigny - Péraclos. Puis en 100 ans, la commune s'est vidée de sa population active, on a vendu les écoles, le presbytère inoccupé depuis 50 ans.

 

Les agriculteurs sont devenus minoritai­res (le cheptel n'a jamais compté autant de têtes!). La vigne a disparu, la nature a repris possession des murets de soutè­nement et des entablements des coteaux jadis couverts de ceps.

 

Les derniers travaux d'aménagement de la voirie ont achevé de donner au bourg ce petit rien d'urbanité. La mairie est pim­pante, l'auberge le « Castel » accueillante, les diverses associations bien vivantes et tout cela anime ce pays où il fait bon vivre car avec ses gorges sauvages, son châ­teau, il a su garder de quoi s'accorder au bruissement de la Sioule dans le silence de la nuit.

Marie Claude Gallard

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